AfroLyne

Le blog d'une Hairloveuse des cheveux crépus, frisés, bouclés ...

Feedback sur l’évènement CPOC - La Mini Rencontre !

Amon l’une des adminatrices du groupe CPOCC et moi AfroLyne

Cet avant-dernier évènement de l'année (pour ma part) était riche en informations et en rencontres !

Le rendez-vous a commencé par une présentation des accessoires de Dreaddy Lockseuse. Notamment de son accessoire phare, le Beauty P qui s’arrache à chaque évènement auquel j’ai participé cette année. Un des avantages de ce petit accessoire est qu’il se décline sur plusieurs coloris et qu’il peut s’utiliser de cinq façons différentes ! Il s’adapte également à tous type de femmes : locksés, naturels, défrisés, voilée, … !

Deux des modèles de Beauty P de la marque Dreaddy LockseuseDeux des modèles de Beauty P de la marque Dreaddy Lockseuse

Deux des modèles de Beauty P de la marque Dreaddy Lockseuse

La marque Wilna Sainvil Cosmétique a eu la délicate attention de nous offrir un échantillon de quatre produits qu’ils proposent. Je ne les ai pas encore essayés, mais cela ne saurait tarder.

Giftbag de Wilna Sainvil Cosmétique

Giftbag de Wilna Sainvil Cosmétique

C’est ensuite Corinne Vincent qui a introduit sa conférence par une présentation de son évolution capillaire. Notamment sa transition de deux ans qui a très bien fonctionné. Comme elle dit elle-même, « une longue transition est possible si vous avez les bonnes techniques ».

Le thème de son intervention sur « La pousse du cheveu « Noir » à travers la déconstruction des mythes capillaires » fût extrêmement enrichissant puisqu’elle a commencé par une information (pour ma part en tout cas) très forte. Saviez-vous que le cheveu est un réel business qui ne coûtait pas moins de 24,50$ en 1962 pour 1kg de cheveu ? En 2013, il a explosé et est passé à 600$ le kilo !!

Puis nous sommes rentrés dans le vif du sujet : les mythes qui entourent la pousse du cheveu noir. Il y en a tellement qu’il nous serait impossible de les listés. Un des plus connus et qui me fait personnellement bien rire « le cheveu noir ne pousse pas ». Il serait condamné à rester court ou au maximum au niveau des épaules !

Dans ce cas, comment expliquez-vous certaines évolutions capillaires qui arrivent bien plus bas que les épaules ?

Mieux encore, il semblerait que nos gènes soient également la cause de cette non-évolution capillaire !

Mon évolution capillaire de 2013 à 2014

Mon évolution capillaire de 2013 à 2014

Pendant ces deux heures, elle nous a parlé du cas de Diane Witt. Elle détient le record des plus longs cheveux au monde avec (excusez-moi du peu), environ 300cm de longueur ! Ce qui représente chez elle, 15cm de pousse en un an et donc 1,25 cm par mois. Rien d’extraordinaire, car le cheveu pousse en moyenne de 1 à 2 centimètre par mois. « Oui, mais elle est de type caucasienne » me direz-vous. Sachez que caucasienne ou non, le cas de Mme Witt est rare ! Comment a-t-elle fait ? Quels produits utilisait-elle ? Quelle était sa routine capillaire ? … Rien de tout cela n’est concerné. La cause provenait de sa phase anagène qui a duré 20 ans, alors que normalement, celle-ci ne dure que trois à cinq ans suivant le sexe et l’individu. Cet écart remarquable est lié à un problème hormonal que Mme Witt avait et qui lui a été favorable sur le plan capillaire.

Le cas de Diane Witt

Il y a également la génétique. Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette fameuse phrase « le cheveu noir ne pousse pas » ! Sachez que « la génétique n’est pas quelque chose de figer et n’est pas du déterminisme ». En effet, la génétique est quelque chose qui se modifie constamment et cela avec le temps. Cela n’est pas visible à l’œil nu, mais dans le temps oui. Prenez l’exemple des femmes enceintes. Nombreuses sont celles qui ont des cheveux qui poussent plus vite pendant la grossesse puis subissent une importante perte de cheveux par la suite. Les hormones y sont certes pour quelque chose, mais la génétique, qui se modifie constamment y est aussi pour quelque chose.

 

Autre sujet tout aussi intéressant et pour lequel je pensais être la seule à trouver cela ridicule (Dieu merci, nous sommes au moins une cinquantaine à le penser) la classification des cheveux, selon Monsieur Walker. Selon lui, j’appartiendrai au type 3C. D’accord, mais toujours selon sa classification :

  • devant et derrière, j’ai un 3C ;
  • en plein milieu, j’ai un 4a ;
  • sur les côtés, j’ai un 3b.

Selon lui, je devrais avoir trois routines capillaires différentes ! Vous rendez-vous compte de cette aberration ? Quand veut-il que je procède à ces différentes routines capillaires ? Toujours, selon lui, celles qui auraient un cheveu de type 4, devraient se défriser les cheveux pour « avoir une chevelure digne de ce nom ». En ce qui me concerne, je devrais donc défriser le milieu de ma tête. Bon, sérieusement, cette classification n’a, selon moi aucun intérêt, mais complexifie davantage le sujet. Cependant, pour certaine cette classification est essentielle, car elle permet à chacune de pouvoir s’y retrouver afin de mieux s’occuper de ses cheveux.

 

Parlons également des marques et des distributeurs qui nous entourent. Ce marché très lucratif pour ces marques de distributeurs savent très bien comment communiquer pour que nous achetions leur produit.

Prenons l’exemple de la marque Softsheen Carson qui indique « With 1% of coconut oil and shea butter ». Psychologiquement le 1% indiqué sur l’emballage va nous rassurer et nous inciter à acheter le produit puisqu’ils indiquent qu’il y a 1% de produits naturel.

Si les marques arrivent à nous vendre leur produits, c’est tout simplement parce qu’ils savent que nous croyons en ces mythes, que nous avons des croyances fortes sur certains sujets et que nous n’y dérogeront pas. Elles savent également écouter nos attentes, nos besoins afin de vendre des produits qui deviendront indispensables dans notre routine capillaire. Alors, mesdames, libérez-vous de tous ces mythes et exigez des produits de qualité auprès de ces grandes marques !

 

Enfin, un sujet qui a particulièrement surpris l’assemblée est la L.O.C method ! Selon Corinne Vincent, cette méthode ne serait pas adaptée à nos cheveux. En effet, si l’on suit son raisonnement, cette technique consisterait uniquement à superposer plusieurs couches de produits les uns sur les autres. Alors que concrètement, deux produits suffissent à hydrater et à sceller correctement nos cheveux : de l’eau et un beurre végétal (ou huile végétal ou Crème coiffante).

Son explication était très convaincante et je suis également d’accord avec elle, mais comme elle l’a dit, « on ne va pas apprendre à une Africaine ce qu’est le beurre de karité ». Traduction, vous seul connaissez vos cheveux et donc ce dont ils ont réellement besoin. Si la L.O.C method est adaptée à vos cheveux, allez-y et si ce n’est pas le cas, testé, changez les produits, jusqu’à ce que vous trouviez ce qui est réellement adapté à vos cheveux !

D’autres sujets ont également été abordés, mais ceux cités ci-dessus sont ceux qui m’ont le plus marqués et que je voulais partager avec vous.

 

Corinne Vincent nous invite également à créer nos propres produits, à faire nos propres tests afin de savoir ce qui convient le mieux à nos cheveux.

 

Enfin, souvenez-vous, « vous êtes maîtresses de votre propre corps ! »

 

UnivHair soleil vous raconte en vidéo l'évènement !

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Lyne

AfroLyne ou jeune parisienne passionnée par les cheveux "Noirs" et particulièrement à leurs entretiens !
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